On entend beaucoup parler de marketing vert, marketing durable, marketing écologique par ici et là. On définit le marketing écologique comme l’ensemble des actions qui vise à utiliser le positionnement écologique d’un marque ou d’un produit pour augmenter le chiffre d’affaires et/ou améliorer la notoriété d’une entreprise.
A ce titre, une entreprise peut avoir trois niveaux d’implication écologique :
Niveau 1 : l’entreprise réalise des actions de communication écologique de “façade”.
Niveau 2 : l’entreprise développe une offre de produits/services durables.
Niveau 3 : l’entreprise intègre une démarche de responsabilité sociale et environnementale (démarche RSE)
Et vous, annonceur, étudiant ou acteur du marketing, où vous situez-vous ?
Tout le monde s’accorde à dire qu’il est bon pour un annonceur de développer son côté écolo mais les agences ont-elles également cette démarche ? Je pense sincèrement que les acteurs du marketing, et moi le premier, ne s’appliquent pas ce qu’ils conseillent à leurs clients (bien sûr, il y a toujours de bons élèves mais quand même…).
Pourtant, quand j’y pense, je me dis que je consomme des tonnes de papier pour les b.a.t., les faxs, l’impression de mails, je ne me préoccupe pas non plus de l’impact de ma distribution de flyers imprimés sur du beau papier brillant bon marché, j’oublie souvent de mettre en veille mon ordi qui chauffe avec ses deux gros processeurs, je n’éteinds pas toujours la lumière quand je vais en réunion,… Bref, ça craint !
Nous devons ré-apprendre à travailler de manière plus saine pour le bien de tous et d’abord pour celui des consommateurs qui sont tous devenus de véritables prescripteurs et qui n’hésitent pas à dénoncer des abus sur les forums et autres sites internet.
Pour commencer, économisons de l’énergie au bureau avec le principal outil de travail, l’ordinateur :

Calculez le nombre de postes dans votre agence ou entreprise et multipliez par 171, ça en fait des watts ! Rendez vous sur pc-astuces pour mettre en oeuvre une démarche d’économie. Vous découvrirez une application qui vous y aidera.
Concernant la mise en place d’une démarche RSE, la charte “com’avenir” que vous pouvez télécharger en cliquant ici préconise :
- L’utilisation de papier à base de fibres recyclées.
- L’utilisation d’encres à base d’huiles végétales.
- Le choix des appareils de faible consommation (catégorie A ou label energy star).
- De travailler avec des supports électroniques de type mail, dossier pdf, powerpoint, site web, intranet plutôt qu’avec le support papier.
- D’ Etudier l’impact environnemental d’une campagne publicitaire.Pour cela vous pouvez utiliser l’application éco-publicité créé par PWC, l’ADEME et Havas Média. Il existe une version limitée gratuite et une version payante plus performante.

- Favoriser les partenariats avec des fournisseurs engagés dans une démarche environnementale comme imprim’vert, PEFC ou FSC.

- Mettre en oeuvre des stratégies durables dans toutes les étapes de la production : l’édition, les relations clients/fournisseurs, les manifestations événementielles ou encore la fabrication d’objets publicitaires. A ce titre, je suis tombé par hasard sur un site qui propose des objets pubs “écolo”.
Enfin, vous trouverez l’actualité de la com durable sur ce blog : commdd.
Voilà, je m’y mets dès lundi: “Au fait patron, qu’est-ce qu’on fait pour l’environnement ?…”
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Tags: Marketing durable, marketing écologique, marketing vert
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juillet 21st, 2008 at 8:52
Le marketing est-il aussi vert que les produits ?
Tout le monde s’accorde à dire qu’il est bon pour un annonceur de développer son côté écolo mais les agences ont-elles également cette démarche ? Je pense sincèrement que les acteurs du marketing, et moi le premier, ne s’appliquent pas ce…
juillet 21st, 2008 at 9:28
Merci pour illuminer cette approche écologique des gestes du quotidien. Mais encore ne faut-elle pas qu’elle masque les gros problème de pollution, comme le continuel ballet des avions de chasse (avec en plus une belle pollution sonore), l’épandage des boues de station d’épuration (contenant des métaux lourds et qui se retrouvent dans l’assiette), la surproduction nucléaire (quoi en plus l’électricité ne se stocke pas ???) et de tous ses dangers dérivés (comme la sous-capacité de stockage des déchets radioactifs à Soulaine Dhuys), des accidents niveau 3 ou 4 sur l’échelle INES signalé comme des incidents niveau 1 (Tricastin)
Pour aller droit au but, ne peut-on pas dire que tous ces pollueurs sont gérés par l’Etat lui-même ? Que le grenelle de l’environnement n’en a même pas touché un mot ?
Comment ne pas montrer du doigt la consommation elle-même, certes favorisée par l’ingéniosité marketing et commerciale, pour nous vendre des tomates d’Espagne sans goût, filière pour laquelle notre gouvernement a tellement œuvré jusqu’à interdire la diffusion des graines naturelles ou anciennes, celles-là même que cultivaient nos ancêtres ?
Pour se cacher tout cela dont on se laisse à croire que l’on peut rien faire, on se construit de belles façades roses et vertes, mais c’est un leurre. Y’en a marre des produits verts ! Donnez-nous en des violets, des jaunes, des rouges ! De la diversité que diable ! Assez des concentrations industrielles !